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André Chénier est arrêté, mars 1794.

29 Rue Bois le Vent Paris

André Chénier (photo) a été arrêté le 17 ventôse an II, "à Passy, en face de la Muette, dans la maison de Mme Pastoret", et enfermé à Saint-Lazare (v. 10è arr, rue du Fg Saint-Denis). La maison de Mme Pastoret se trouverait à peu près au carrefour de la rue Bois-le-Vent et de l'avenue Mozart. Au début de mars 1794, Chénier était rentré de Londres, où il vivait depuis 1790, et s'était précipité quelques jours plus tard chez ses amis Pastoret, à Passy, car il venait d'apprendre l'arrestation de M. Pastoret. Alors qu'il invitait Mme Pastoret à s'enfuir à Versailles, le 7 mars 1794, trois membres du Comité révolutionnaire de Passy ont frappé à la porte : "Ouvrez, au nom de la Nation". Ces comités révolutionnaires, créés par la Terreur, ont tout pouvoir de la Convention pour arrêter et interroger sans respecter aucune règle de procédure. Les sans-culottes Guénot, Cramoisin et Boudgoust, peu alphabétisés si l'on en croit leur rapport, ont donc interrogé Chénier. Le poète avait expliqué qu'il avait rencontré les Pastoret chez les Trudaine, place Louis XV, qui habitaient la maison d'à côté. "Il n'y a pas, place Louis XV, de maison *à Cottée*", avaient aussitôt noté les trois hommes avant d'emprisonner Chénier à Saint-Lazare. Chénier ne devait en sortir que pour être guillotiné le 7 thermidor sur la place du Trône (de la Nation), deux jours avant la chute de Robespierre et de la Terreur... 

(dessin X, DR)