Retour à la liste

L'affaire du courrier de Lyon, 1796.

326 Rue Saint-Martin Paris

La célèbre affaire "du courrier de Lyon" commence le 8 floréal an IV (27 avril 1796), dans la cour de l'Hôtel du Plat-d'Etain, au 326 rue Saint-Martin, à l'emplacement de l'impasse de la Planchette. C'est de là que part la malle-poste avec ses passagers. Celle qui part ce soir-là, conduite par Jean-Baptiste Excoffon, n'arrivera jamais. Elle sera à l'origine de la formidable "affaire". Sachant qu'elle transporte 10.000 livres en numéraire, 792.000 livres en assignats et de nombreux autres trésors, un groupe de brigands l'attend entre Lieusaint et Melun. Là-bas, à l'époque, nous sommes dans la forêt. Mais la justice, rapide, va s'y perdre et guillotiner plus de suspects que la troupe de brigands ne comptait d'individus... Preuve d'une erreur judiciaire que l'on ne va jamais réussir à résoudre. La version généralement admise veut que Lesurques ait été l'innocent. La police apprend rapidement que le matin de la découverte du crime, à Lieusaint, le 9  floréal, à 5h du matin, un certain Étienne est venu chez l'aubergiste Aubry, rue des Fossés-Saint-Germain-l'Auxerrois, avec quatre chevaux en sueur. Étienne s'est présenté pour les reprendre vers 7h. La police sait rapidement aussi que cet Étienne se nomme Étienne Couriol, demeure rue du Petit-Reposoir et s'est absenté la nuit du crime. On apprend qu'il avait logé ensuite au 27 rue de la Bûcherie, chez un nommé Richard, jusqu'au 17 floréal (6 mai). Et on retrouve sa piste qui mène à Château-Thierry, où on l'arrête. Les autres arrestations ne tardent plus. Étienne Couriol, David Bernard et Joseph Lesurques, condamnés le 5 août 1796, sont guillotinés le 30 octobre. Dubosq lui, est guillotiné le 24 décembre 1800. Le 28 janvier 1851, était publiée la décision de la Commission de révision sur le procès Lesurques, du 30 juillet 1822, qui concluait que les arguments de l'épouse et des enfants Lesurques pour obtenir la révision n'étaient fondés "sur aucun fait certain, ni positif" et ne sont fondés "ni en droit, ni en fait"(v. suite 1er arr, à la Cour de cassation)

(dessin Petit Journal)