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On démolit la Bastille, 1789.

1 Place de la Bastille Paris-4E-Arrondissement

Le 14 juillet 1789, ceux que l'on appelle "les brigands", c'est à dire une foule de la catégorie la plus démunie de la population, déguenillée, armée de bâtons, de couteaux et de piques, qui vient de procéder à nombre de pillages, réussit à investir la Bastille. Contrairement à ce que l'on enseigne, la foule n'a aucun souci de libérer les prisonniers qui d'ailleurs n'appartiennent pas du tout à sa catégorie sociale. Elle n'entend pas non plus abattre le régime, elle n'a aucune intention politique. Elle vient seulement de voler 28.000 fusils aux Invalides (v. 7è arr, Hôtel des Invalides) et entend faire main basse sur les 35.000 fusils censés être entreposés à la Bastille. L'assaut va durer de 10 heures du matin à la fin de l'après-midi. Le gouverneur Bernard-René de Launay, résiste un moment à coups de canon, mais finit décapité place de Grève avec un couteau de boucherie, bien qu'il se soit rendu contre la promesse d'avoir la vie sauve. La Bastille compte alors sept prisonniers, des escrocs. L'assaut de la Bastille fera 80 morts et 88 blessés. Il a commencé par des pourparlers avec les 114 Gardes suisses. Mais trois compagnies de Gardes françaises vont prêter main forte aux assaillants et le combat va durer cinq heures, sans être très sanglant. La Garde suisse consentira alors à se rendre, comme le gouverneur, contre la promesse de la vie sauve. On abaissera le pont-levis (certains historiens disent que les assaillants l'ont abattu en coupant ses chaînes). Plusieurs officiers des Gardes suisses seront alors pendus et mis en pièces par les assaillants qui ne respectent pas leur parole. Parmi les pillards de la Bastille, on surprend Beaumarchais lui-même, en flagrant délit de vol d'archives, et un jeune abbé appelé La Reynie, qui dit être un descendant du lieutenant de police de Louis XIV.

La destruction de la Bastille sera décidée le 16 juillet, à L’Hôtel de Ville.

(dessin X, DR)