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La conspiration des Égaux, avril 1796.

Place Boieldieu Paris Paris

En plus du Café Chrétien (v. 2è arr, rue Favart), le café Naï, place Favart, est sous la Terreur un repaire de révolutionnaires. C'est aussi là que Gracchus Babeuf (photo), qui a prévu sa révolution pour le 12 avril 1796, est arrêté le 10. Babeuf prêche l'égorgement des cinq membres du Directoire, la "suppression" des députés, le massacre des riches, le partage des biens, l'égalité parfaite et le bonheur commun… Le 20 février 1797, avec sa troupe de 65 anarchistes, il est jugé par la Haute-Cour, à Vendôme, parmi d'anciens familiers de Robespierre comme Duplay et son fils (v. 1er arr, rue Saint-Honoré), d'anciens membres du Comité de sûreté générale, (excepté Héron, mort en 1796), et d'anciens députés de la Convention. C'est la "conspiration des Égaux" qui vient de rater le renversement du Directoire. Parmi eux, Jean-Baptiste Amar, qui a envoyé à Fouquier-Tinville des centaines de personnes, condamnées sur leur seule identité, invoque "les droits de la défense". Babeuf et Darthé sont condamnés à mort et exécutés. Sept de leurs hommes sont condamnés à la déportation, et tous les autres, dont Amar, sont acquittés.

(dessin X, DR)