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La marmite des faux-monnayeurs, 1347

33 Rue de la Ferronnerie Paris

Au carrefour de la rue de la Ferronnerie, de la rue de la Lingerie et de la rue des Halles, appelé Marché-aux-Pourceaux, sont exécutés, au XIIème siècle, les voleurs et les faux-monnayeurs que l'on fait bouillir dans une marmite... En 1347, Etienne de Saint-Germain et Henri Foisnon, écuyer de Treslan, y sont bouillis avant d'être pendus pour un crime désormais inconnu. Mais ce lieu d'exécution sera transporté par la suite à quelques centaines de mètres de là, hors de l'enceinte de Paris construite par Philippe-Auguste (v. 1er arr, pl André-Malraux)

En 1372, le pape corrézien Grégoire XI (1370-1378) excommunie des gens soupçonnés d'appartenir à la secte des Turlupins qui prônent le Libre-Esprit. Le Libre-Esprit n'est pas la libre pensée, doctrine matérialiste antireligieuse, mais prône au contraire un idéal de pauvreté qui laverait l'homme de tout péché et ressusciterait le Christ en lui. Il ne pourrait dès lors mal agir et c'est en écoutant ses désirs qu'il entrerait dans l'ère de l'Esprit libre où il connaîtrait la béatitude dès la vie terrestre. La charité, selon les esprits libres, se confond avec l'amour charnel qui se consomme sans restriction au sein de la communauté. On recherche les Turlupins dans Paris et on arrête notamment Péronne -ou Jeanne- d'Aubenton, qui sera déclarée coupable d'hérésie et brûlée vive le 5 juillet 1372 au marché aux Pourceaux.

Le 9 août 1383, Margot de La Barre est brûlée au marché aux Pourceaux comme sorcière.

(dessin X, DR)