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Empreintes chez le dentiste, 1902.

157 Rue du Faubourg Saint-Honoré Paris

L'affaire n'est qu'un banal crime de voleur mais la découverte du cadavre de Joseph Reibel, domestique du Dr Alaux, dentiste au 157 rue du Faubourg Saint-Honoré, au matin du 16 octobre 1902, est une date capitale pour la police. Les enquêteurs, tout d'abord, n'identifient aucun suspect. Rapidement, leurs techniques d'enquête habituelles les mettent sur la piste d'un repris de justice avec lequel Reibel entretient des relations homosexuelles. Cependant, entre temps, évènement capital, le méticuleux Alphonse Bertillon (photo) a déjà trouvé le coupable. En relevant sur une vitre cassée de l'appartement les empreintes de quatre doigts d'une main droite appartenant nécessairement au tueur, il a identifié dès le 24 octobre Henri-Léon Scheffer, "Georges l'Artilleur", dont il a déjà pris les mesures en mars lorsque celui-ci est "tombé" pour vol et abus de confiance. L'affaire fait grand bruit, non parce qu'il s'agit d'un meurtre mais parce qu'il s'agit de la première victoire de police scientifique. De la première identification par des empreintes. Bertillon devient célèbre. Scheffer, un costaud aux belles bacchantes, condamné à perpétuité et envoyé au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni, y mourra dès le mois d'avril 1905.

(photo X)