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Le préfet abattu, 1934.

8 Avenue Bertie Albrecht Paris

Germaine Huot (photo) a toujours collectionné les amants depuis son plus jeune âge. Elle est riche et, ces temps-ci, elle est la maîtresse du préfet des Bouches-du-Rhône, Jean Causeret. En ce début de 1934, elle a 45 ans et reçoit son amant dans son appartement, 8 avenue du Parc-Monceau (avenue Berthie-Albrecht). Un jour, de passage à Paris, Causeret s'installe pour une demi-heure chez Germaine puis file au ministère de l'Intérieur. A 13h30, il est de retour, et Germaine, pas dupe, lui reproche d'avoir en réalité filé pour faire des courses. Le ton monte et la dispute éclate. Un revolver à la main, Germaine gesticule et le coup part. Causeret, père de famille de 50 ans, meurt dans ses bras. Scandale et cour d'assises. Mme Huot collectionnait si bien les amants riches, dont le duc de Bavière, en se faisant appeler d'Anglemont, qu'on la prendrait pour une call-girl. Mais elle était cependant jalouse au point de faire suivre le préfet par un détective… Le président Auguste Devise a fort à faire devant une troupe d'avocats. Tony Truc, André Klotz et Henri Torrès pour la victime. Charles Giron et Jean-Charles Legrand pour Mme Huot. L'avocat général Jean-Marie Gaudel n'obtiendra que 2 ans avec sursis, pour homicide involontaire, le 27 mars 1934.