Retour à la liste

Attentat rue de Rennes, septembre 1986.

140 Rue de Rennes Paris

Le 17 septembre 1986, une bombe déposée dans une poubelle, devant l'entrée du magasin Tati, 140 rue de Rennes, explose quelques instants après la fuite du terroriste. Des témoins ont vu un homme descendre de voiture, une BMW noire, jeter la bombe dans une poubelle et remonter en voiture. Il y a 7 morts et 57 blessés. Longtemps, ce sera le plus grave attentat jamais commis à Paris. Cet attentat est le dernier d'une longue série commencée fin 1985 dans les magasins du Printemps et des Galeries-Lafayette (v. 9ème arr, bd Haussmann et 1er arr, Forum des Halles). Tous sont revendiqués par le CSPPA (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient) que dirige un Tunisien, Fouad Ali Saleh. La série d'attentats, avec des bombes quasi-quotidiennes depuis quelques jours, a fait 13 morts et plus de 250 blessés. Le 14 avril 1992, après une heure et demie de délibéré, la cour d'assises spéciale condamnera Fouad Ali Saleh, 34 ans, l'organisateur du réseau terroriste pro-iranien, à la réclusion criminelle a perpétuité, assortie d'une période de sûreté de dix-huit ans. Hassan Aroua, chauffeur de taxi tunisien de 38 ans, est condamné à la réclusion à perpétuité, comme Omar Agnaou, étudiant marocain de 30 ans. Le premier a transporté des explosifs dans son taxi, le second les a entreposés dans son appartement. Abdelhamid Badaoui, étudiant marocain de 33 ans, qui a aussi entreposé des explosifs chez lui, bénéficiera du statut de repenti et sera condamné à 20 ans de réclusion. L'avocat général Gilbert Ginsburger a requis la réclusion à perpétuité avec 18 ans de sûreté pour Saleh, Agnaou et Aroua et 15 ans pour Badaoui.