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Jacques Bonsergent, novembre 1940.

13 Rue d'Amsterdam Paris

Le dimanche 10 novembre 1940, Jacques Bonsergent, 28 ans, un ingénieur originaire du Morbihan, revient d'un mariage avec des amis. Aux abords de la gare Saint-Lazare, vers 21 heures, les trois compagnons marchent dans la nuit noire, la défense passive interdisant toute lumière à l’extérieur, et croisent un groupe de soldats allemands. Bousculade, mêlée confuse. Tout le monde s’éparpille mais Bonsergent, repéré par sa haute taille, est arrêté, frappé à la tête, puis entraîné à l’intérieur de l’Hôtel Terminus. On lui demande de donner les noms de ses camarades, ce qu’il refusera jusqu’à son dernier souffle. Il est transféré à la prison du Cherche-Midi. Son arrestation tombe la veille de la première manifestation de masse dans la capitale contre les Allemands. Jugé 25 jours plus tard, dans ce contexte, il donnera l'occasion de "faire un exemple" pour frapper l’opinion. Le général Otto Von Stülpnagel, commandant en chef des troupes de la Wehrmacht en France, ne signe pas sa grâce. Le 23 décembre au matin, les Parisiens découvriront cette affiche : "L’ingénieur Jacques Bonsergent a été condamné à mort par le tribunal militaire allemand pour acte de violence envers un membre de l’armée allemande. Il a été fusillé ce matin". Dans le bois de Vincennes.

(photo X)