Retour à la liste

Grangé déserteur, 1891.

40 Rue des Rigoles Paris

Edmond Grangé, 23 ans, ouvrier ciseleur, 40 rue des Rigoles, a déserté lorsqu'il était caserné à Toul. Il est rentré chez sa mère, rue des Rigoles, en janvier 1891. Mais le 30 janvier, on l'a dénoncé. Dès le 3 février, les gendarmes se présentent à son atelier, 12 rue de Belleville, où on le connaît sous le nom de "Jules". Emmené à la mairie, il fausse compagnie aux gendarmes à l'angle du passage Piat et de la rue Vilin. C'est la course. Rue des Couronnes, un sieur Fouillet, commerçant, entendait "arrêtez-le !" se présente pour lui barrer le chemin. Mais le fuyard sort un revolver et tire. Une balle effleure la tempe du citoyen en laissant une rougeur... La poursuite reprend. Elle ne se terminera que dans le débit de vins de Boileau, 29 rue des Couronnes, où le déserteur, adossé au mur, menacera les gendarmes de son revolver pendant quelques instants, avant de le jeter. Défendu par Me Touchard, commis d'office, Grangé sera condamné le 8 mai 1891 à 12 ans de travaux forcés pour tentative de meurtre et désertion.

(dessin Petit Journal)