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Malle sanglante au pont de la Concorde, 1835.

Pont de la Concorde Paris Paris

Quelques mois après le repêchage d'un cadavre au bout du quai Branly, le 24 avril 1835, vers trois heures de l'après-midi, des ouvriers travaillant au pont de la Concorde attrapent un paquet qui flotte sur la Seine. Ils découvrent, en fouillant, deux cuisses de femme, sciées, enveloppées dans des nappes, rangées dans un sac avec du foin. On pense d'abord à une blague de carabin, mais le tronc est découvert peu après, flottant à proximité du Champ de Mars, dans un paquet cloué à une planche. C'est une femme de 40 ans, morte depuis 24 heures, et sur un sein, on a épinglé un papier avec la mention "Journal de carnaval". Le lendemain, la police apprend que la victime est Catherine Ferrand, qui passe pour avoir des économies. Une fille publique l'a reconnue à la morgue. On retrouve ses anciens amants et sa dernière adresse : 6 impasse de l'Egout-Saint-Martin... (10ème arr, imp. Martini). Son dernier amant est un nommé Lhuissier, 92 rue de Richelieu, qui a le tort de posséder non seulement les outils du crime mais également le reste du journal trouvé sur le corps. On l'arrête avec la fille Lecomte, sa concubine. Lhuissier n'a pas eu de chance. On l'a trouvé parce qu'une voisine de l'impasse de l'Egout-Saint-Martin a suivi la charrette lorsque Catherine a déménagé pour aller s'installer avec lui... (v. 2ème arr, rue Richelieu).

(lire "Paris, 100 crimes oubliés", Olivier Richou et Michel Martin-Roland, Ed l'Ecailler 2011)

(dessin Petit Journal)