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Braconniers au Bois de Vincennes, 1826.

Allée Royale Paris Paris

Deux braconniers opérant dans le Bois de Vincennes en 1826, Motet et Gilet, sont jugés par le tribunal le 17 décembre 1826. Ils ont tendu des collets pour y prendre des faisans. On les condamne à 30 francs d'amende.

Quelques jours plus tard, le 24 février 1827, deux autres, que l'on appelle cette fois Mottait et Crépinet, et qui sont peut-être les deux mêmes, sont abattus par les gardes Henrioux et Pochat. Mais les gardes vont avoir des ennuis car, si Mottait n'a reçu qu'un seul coup, Crépinet a reçu huit balles. Ils sont morts cependant tous les deux. Les gardes prétendent que les braconniers leur ont tiré dessus et qu'ils ont riposté, mais l'expertise montre que le seul fusil détenu par les deux contrevenants n'avait pas servi depuis huit jours... Les deux accusés seront tout de même acquittés par la cour d'assises au bénéfice du doute le 15 juillet 1828, l'avocat général Antoine de Vaufreland ayant abandonné l'accusation.

Le soir du 13 mars 1846, la Gendarmerie organise une imposante battue dans le Bois de Vincennes. Il s'agit de mettre fin aux agissements du braconnier Mérelle, beaucoup trop actif, qui décime le gibier. Une détonation alerte les gendarmes qui se précipitent et attrapent un suspect dans un fourré. Mais, même sous forte escorte, le braconnier réussit à abandonner sa blouse entre les mains des militaires et s'éclipse dans le noir, dans le bois qu'il connaît par cœur… La blouse va cependant permettre l'identification de Mérelle qui sera condamné le 9 octobre 1846 à 4 mois d'emprisonnement et 400 francs d'amende.

(dessin Huard 1874-1965, DR)