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Mystérieux attentat, novembre 1832.

1 Quai Anatole France Paris

Le 19 novembre 1832, le carrosse royal a quitté les Tuileries en direction de la Chambre des députés, car Louis-Philippe va ouvrir la session. La voiture vient de franchir le Pont Royal et tourne sur le quai Anatole-France lorsqu'une détonation retentit. Personne n'est atteint. Le tireur a tiré entre les oreilles de deux gardes... Dans l'émoi et l'agitation qui suivent, le sergent de ville Petitdidier trouve à terre un revolver dont un coup a été tiré. Son barillet est encore presque plein. Le coupable a déjà pris la fuite, explique un témoin qui affirme avoir détourné le bras meurtrier au dernier moment. Ce témoin décrit un homme jeune, pâle, grand de 5 pieds 6 pouces, accompagné d'un barbu. Vidocq, alors chef de la police de Sûreté, dit qu'il avait averti le Parquet de la Seine de cette tentative cinq jours auparavant, mais qu'on ne l'a pas écouté. Plusieurs personnes sont arrêtées le lendemain, dont un nommé Fournier qui figurait dans l'affaire de la rue Saint-Merri. On arrête un étudiant en droit nommé Ginoux de Saint-Geniès. Un maçon de Versailles appelé Courtois vient s'accuser le 4 décembre, mais il apparaît, au terme de l'interrogatoire, qu'il est seulement désespéré et veut mourir...  Vidocq fait aussi arrêter Benoist (photo d) et l'étudiant en droit Louis Bergeron (photo g). Mais le 18 mars 1833, la justice les acquitte sous les acclamations de la foule. On accuse Vidocq d'avoir voulu se faire valoir auprès du roi. Le 15 décembre suivant, la Société des amis du peuple est dissoute et le 21 décembre 1833, 27 de ses membres, jugés, sont acquittés. Auguste Blanqui, figure de proue de la Société, est condamné à un an d'emprisonnement le 12 janvier 1832. (Sur Blanqui, v. 1er arr, à la cour d'assises, et suite 11ème arr, rue de Montreuil).

(dessin X)