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Vidocq rue de l'Hirondelle, 1817.

22 Rue de l'Hirondelle Paris

Lorsque Vidocq, bagnard évadé, se voit confier la direction de la nouvelle police de sûreté, en 1817, ses bureaux sont fixés rue Sainte-Anne (v. 1er arr, rue Sainte-Anne) et son domicile est au 22 rue de l'Hirondelle. "De formes colossales, les cheveux blonds, le nez long, les yeux bleus, la bouche riante, en un mot, l'aspect agréable, Vidocq s'était échappé du bagne mais avait été repris. Doué d'une imagination vive, d'un esprit ardent, le galérien souffrait affreusement dans sa captivité. Aussi résolut-il de conquérir sa liberté à tout prix (…) ;il offrit donc à la deuxième division de servir l'administration comme "mouton et, en même temps, il adressait un rapport détaillé sur un certain nombre de forçats évadés qui étaient incarcérés à Bicêtre sous des noms supposés. Grâce à ses indications précises qui furent soigneusement contrôlées, Vidocq fit arrêter un grand nombre de faussaires et de voleurs dont il connaissait, pour les avoir fréquentés, les habitudes et le caractère. Il recouvra ainsi la liberté. Mais il devait procurer chaque mois un nombre de malfaiteurs fixé d'avance sous peine de reprendre sa chaîne au bagne. Pour cette besogne, Vidocq touchait cent francs par mois plus une prime par tête d'individu arrêté", écrira à la fin du XIXème siècle l'un de ses successeurs (1887-1896), Jean-Marie Goron. (sur Vidocq, v. 2ème arr, Galerie Vivienne)

(et v. suite 1er arr,  rue Berger)

(dessin MG Coignet, Vidocq, 1840)